© Gilles Philippot

Louise Ekland : «Le chic français, c’est la pureté des lignes»

Elle a ce petit accent so british dont on raffole. Piquante, dynamique et impertinente, Louise Ekland officie sur France Télévisions depuis 2008 dans des émissions aussi variées que C à vous, Côté Match, ou les retransmissions des Jeux Olympiques de Londres et de Roland Garros. A 35 ans, elle vient aussi d’accoucher de son premier enfant, Sacha. Autre défi : coanimer en octobre le Grand Morning sur RTL2.

Rencontres
17 septembre 2013
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Pourquoi une jeune artiste anglaise choisit-elle Paris ?

Louise Ekland : Je suis arrivée il y a 13 ans pour jouer dans Emilie Jolie, la comédie musicale de Philippe Chatel. J’ai été très bien accueillie, alors que je pouvais juste dire en Français : « Une baguette s’il vous plaît. » Je ne suis jamais repartie ! Paris m’a choisie. Les Français aiment notre musique, nos paradoxes, la possibilité d’être à la fois punk et gentleman. Et moi, je reste émerveillée par la capitale, la diversité des paysages de la France, la gastronomie, la douceur de vivre et l’élégance.

Justement, comment définissez-vous le style français ?

C’est la sobriété, la pureté des lignes. La petite robe noire de Chanel l’incarne à la perfection. Je suis admirative du styliste Philippe Starck, qui transpose cette apparente simplicité dans de multiples domaines.

France-Grande-Bretagne. Le match est historique et éternel. Comment vivez-vous cette différence de culture ?

Je regrette deux tabous bien français. La réussite, qu’il faut afficher avec discrétion, sous peine de déclencher des jalousies. Et l’argent, dont il ne faut jamais parler. Je suis très enjouée, et directe. Cela m’a souvent joué des tours. Et puis les Français sont si grognons…

Qu’est-ce que la Parisienne peut copier à Londres ?

Elle pourrait oser plus de fantaisie, les mélanges de couleurs, tout en restant dans le bon goût. A Londres, on s’habille le soir, même pour sortir entre copines. C’est un joli rituel. A Paris, un petit coup de mascara, des escarpins, et c’est parti pour la nuit. Dommage.

Et la Londonienne?

Je lui conseillerai de doser son extravagance. Elle devrait aussi prendre le temps de savourer, de déjeuner, de se poser. Peut-être avoir moins de rigueur. Ici, moi, je me suis assouplie.

Où faites-vous votre shopping ?

A Londres, j’aime Carnaby Street, Sloane Square et tout l’axe de King’s Road pour les petites boutiques. J’ai de bons souvenirs de Covent Garden, le quartier des théâtres où j’ai débuté. A Paris, le Marais est mon quartier fétiche. Tout comme les rues du Commerce et Saint-Dominique, près de chez moi.

Malgré la naissance de votre fils Sacha, vous coprésenterez la Matinale de RTL2 en octobre.

Oui, c’est un beau cadeau, même s’il faut démarrer la journée à 4h30. J’aime présenter des informations sérieuses de façon ludique, avec, en fond, la culture pop-rock. Et je continuerai d’animer chaque samedi Côté Match sur France 2.

Rêvez-vous en français ou en anglais ?

Je rêve en français, car je le parle tout le temps y compris avec mon mari. Il suffit d’une semaine en Angleterre pour que mes songes se déroulent dans la langue de Shakespeare.

La double culture est-elle une force ?

C’est un atout lorsqu’on prend le meilleur des deux mondes. C’est ce que je m’applique à faire. Je pourrai encore changer de pays, m’installer en Italie par exemple. Il faut voyager, et découvrir l’Europe. Je verrai bien où le vent me pousse…

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