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Elisabeth Sandager : « L’élégance, c’est un charisme et une aura »

Après Bang & Olufsen et Kookaï, Elisabeth Sandager dirige aujourd’hui Helena Rubinstein, marque de cosmétiques du groupe L’Oréal créée par une femme hors du commun. Cette Danoise d’origine perpétue l’esprit pionnier de la fondatrice en alliant dimension internationale, connaissance des tendances et expertise scientifique.

29 novembre 2014   | 

Helena Rubinstein a été une pionnière des cosmétiques au début du XXème siècle. Son parcours est-il une inspiration pour les femmes d’aujourd’hui et pour vous-même ?

Elle est une inspiration incroyable. Son parcours est unique : refuser un mariage arrangé pour émigrer seule en Australie, travailler la nuit pour reproduire les petits pots de crème que lui avait laissés sa mère, ouvrir le premier salon de beauté, rencontrer les plus grands scientifiques de son temps… Tout cela pour créer la cosmétique telle qu’on la connaît aujourd’hui et fonder un empire. Ce qui me plaît surtout dans cette incroyable histoire, c’est l’idée de prendre son destin en main. Helena Rubinstein est un modèle pour tout le monde, elle est l’illustration que la vie n’est pas une succession de hasards mais de décisions qui ne dépendent que de nous.

Elle disait : « Il n’y a pas de femmes laides, que des femmes paresseuses. » Vous êtes d’accord ?

J’y adhère totalement. J’ai horreur de la paresse, du laisser-aller. Prendre soin de soi est une forme de respect pour soi-même comme pour les autres. Par rapport à la société d’alors, faite par et pour les hommes, Helena Rubinstein s’est démarquée par sa volonté émancipatrice. Elle a souhaité aider les femmes à se réaliser elles-mêmes, et pour cela, les rendre belles, comprenant que la beauté est un pouvoir.

Qui sont les clientes d’Helena Rubinstein aujourd’hui ?

La « femme HR » a 35 ans et plus, elle est CSP++. Elle est plutôt internationale, urbaine, active. Elle prend en main sa beauté. Contrairement à beaucoup de marques, nos clientes ne sont pas des « femmes de », mais des femmes indépendantes, qui s’assument pleinement.

Quelles sont les pistes de recherche actuelles en matière de beauté ?

On constate une aspiration à la médecine esthétique, sans vouloir passer pour autant par le bistouri. Les femmes ont envie d’efficacité immédiate, et nous avons été pionniers en la matière en signant un partenariat avec une clinique de chirurgie esthétique suisse, Laclinic-Montreux. Nous ciblons des problématiques inspirées par les protocoles médicaux : laser, mésothérapie, injections…

L’autre tendance concerne les associations et les concentrations d’actifs. La vitamine C, par exemple, est très connue. Ce qui l’est moins, c’est son association avec d’autres puissants ingrédients. La concentration joue également un rôle décisif : auparavant, les actifs étaient dosés à 5%, aujourd’hui à 15% et jusqu’à 30% de Proxylane dans notre soin de nuit Age Recovery Night.

Quelle est votre définition de l’élégance ?

C’est un mélange entre une attitude, une éducation et une forme de maintien. Une personne élégante a du charisme et une aura bien particulière, on s’en souvient. C’est différent de la mode, qui est faite pour être remarquée, puis oubliée.

Quelles sont vos destinations préférées, sur le plan professionnel et personnel ?

Professionnellement, je suis très « Asie ». La Chine, par son énergie, sa rapidité, est le maître du monde de demain. Le Japon, par sa sophistication, son sens du détail et du savoir-faire, a une culture du temps que nous n’avons plus en Occident. Aujourd’hui, le temps est le vrai luxe. La Corée du Sud est aussi un pays que l’on scrute, beaucoup de tendances y sont lancées. Personnellement, en tant que fille d’ambassadeur née au Congo, et ayant grandi en Egypte, en Turquie, au Maroc, je suis très attachée aux pays de soleil et de culture. L’Inde, magnifique et fascinante, fait partie de mes plus beaux voyages.

Avez-vous des objets fétiches qui vous suivent partout, des rituels contre le décalage horaire ?

Grâce aux portables, on a les photos des gens que l’on aime avec soi, mais je ne dirais pas qu’un portable est un objet fétiche ! En avion, j’avoue, je prends toujours un somnifère. J’ai essayé de m’en passer, mais avec les réunions qui commencent dès l’atterrissage, la charge de travail, ce n’est pas évident… Par contre, rien de tel qu’un massage en arrivant dans sa chambre, particulièrement en Asie. Ça permet de relâcher les tensions et de se remettre de la fatigue du voyage, c’est assez magique.

Vous êtes d’origine danoise. Quelles sont vos traditions pour les fêtes ?

Noël est fêté de manière grandiose au Danemark. Au Nord, la nuit tombe vers 15h. Tout ce qui peut apporter de la chaleur et de la lumière prend une tout autre importance ! J’ai toujours fait de vrais Noëls, avec des Nordmann danois de 3,50 m, qui touchent le plafond. Je prends beaucoup de plaisir à les décorer. C’est un rituel avec mes filles, on adore ça. Le soir, en famille, on chante les chants de Noël danois en se tenant la main autour du sapin. J’ai tellement de plaisir à donner et à faire plaisir que j’adore cette période. Sur ce plan, je suis restée très danoise.

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