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© Mohamed Khalil

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Elisabeth de Feydeau : « L’élégance c’est l’équilibre »

Historienne passionnée du XVIIIème siècle, Elisabeth de Feydeau a publié cette année « Les 101 mots du parfum » aux éditions Archibooks. Elle sort cet automne sa première eau de parfum, Rêve de la Reine, dans sa collection Arty Fragrance inspirée par la cour de Versailles. Bercée de références olfactives et littéraires, celle qui a aussi créé des bougies pour Longchamp perpétue une tradition de raffinement à la française. 

20 septembre 2014   | 

Comment avez-vous sélectionné les « 101 mots du parfum » ?

L’idée était de mettre à la portée de tous un univers très codé, qui a son langage – notes de tête, familles, accords… Mais aussi de le raconter comme un roman, avec des personnages attendus, comme Baudelaire ou Proust, et d’autres moins, à l’instar d’Henri IV ou Zola.

Quelle est votre définition de la belle parfumerie ?

Pour moi, c’est l’équilibre : une composition dans laquelle il n’y a rien à enlever ni à ajouter. C’est la définition même de l’élégance. Un sillage ne doit pas indisposer les autres par sa présence mais doit signer une allure tel « un accessoire ultime et indispensable » selon les mots de Chanel.

La France a une tradition d’épure et d’harmonie. Elle a aussi toujours été une terre d’accueil d’artisans étrangers qui lui ont permis d’atteindre cette excellence, en mode comme en parfum.

Pourquoi la cour de Versailles est-elle une référence en la matière ?

Catherine de Médicis a fait venir l’art du parfum en France. Mais c’est Louis XIV et surtout l’âge d’or du XVIIIème siècle qui ont créé la tradition du bouquet floral. Montesquieu écrivait « Quand on a été femme à Paris, on ne saurait l’être ailleurs ». C’est cette époque que j’ai voulu transcrire dans mon premier parfum Rêve de la Reine, qui reprend cette notion de charme et de douceur propre à l’élégance française. On y retrouve de la rose, mêlée à de l’iris, du jasmin, de la feuille de framboisier, pour rappeler le jardin de Marie-Antoinette, sur un fond boisé.

 

D’où vient votre passion pour le parfum ?

D’abord d’un choc olfactif à l’adolescence avec L’Heure Bleue de Guerlain. Comme dans une rencontre amoureuse, c’est un tout qui m’a séduite : la note de fleur d’oranger qui me rappelait la cuisine de ma grand-mère, l’odeur de poudre libre de l’iris, la touche naïve de guimauve, le fond musqué… Sous son apparente désuétude, c’est un parfum très sensuel, que j’alterne en vacances avec Fleurs d’oranger de Serge Lutens. Par la suite, je me suis intéressée à l’histoire du parfum et je me suis occupée du conservatoire Chanel, ce qui m’a amenée à côtoyer les parfumeurs dans leurs laboratoires. Le parfum me rappelle les sensations de la musique : il me déconnecte du réel, me fait voyager.

Les voyages, justement, sont-ils une source d’inspiration ?

Oui. Les pays orientaux sont les plus inspirants. Ils l’étaient déjà du temps de Versailles. J’ai un souvenir extraordinaire d’Alep en Syrie, l’Orient des épices tel que l’ont découvert les voyageurs du XIXème siècle.

Quels sont vos rituels en déplacement ?

Lorsque je prends l’avion, j’emmène toujours un pashmina, une crème hydratante pour le visage et une autre pour les mains, toujours glissés dans un sac Pliage frappé à mes initiales que je garde en cabine. Arrivée à l’hôtel, j’allume une bougie, pour retrouver une ambiance rassurante comme à la maison.

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